Papiers froissés

02 avril 2008

Un adieu

Finalement, je n'aime pas créer un blog. J'aime écrire les premiers articles et je m'en lasse dès le quatrième. J'ai une vie à construire, autre part que sur Internet.

C'est donc un Adieu définitif.

Bonne continuation !

Posté par Corali à 22:50 - Commentaires [0] - Permalien [#]


18 mars 2008

Donner

« Je voudrais être riche pour donner aux pauvres ».

Je me souviens avoir répété cette phrase, petite, accoudée sur la table de la cuisine. Il nous arrive souvent de croire, quand nous sommes des enfants, que c’est l’argent qui protègera le monde de la misère. Je n’avais donc qu’une envie : offrir à tout ceux qui en avaient besoin. Donner sans compter. Donner pour donner.

Mais je compris que je ne serais jamais « riche ». J’ai alors réalisé qu’on pouvait aider autrement que par l’argent. Qu’on pouvait être important pour quelqu’un sans pour autant lui faire des cadeaux…La phrase de mon enfance résume très certainement mon envie de me lancer dans le social : je voulais surtout être utile…

Posté par Corali à 18:03 - Commentaires [2] - Permalien [#]

12 mars 2008

La vie

On pourrait protéger notre vie comme un trésor précieux. On pourrait l’entretenir consciencieusement en prenant garde aux dangers. On pourrait imaginer tous les matins mourir demain et penser aux belles choses. Mais il arrive qu’on oublie combien la vie est fragile, qu’on peut tous partir bientôt en ne laissant qu’une fine trace de notre passage sur terre.

Il y a des gens qui profitent gaiement. Il y a ceux qui abîment, démolissent leurs vies. Il y a ceux qui se traînent en attendant toujours mieux le lendemain. Il y en a d’autres qui risquent consciemment leur vie. Il y a aussi ceux qui la cessent volontairement.

Puis il y a ceux qui ont peur de mourir, et qui ne vivent pas…

Posté par Corali à 17:13 - Commentaires [5] - Permalien [#]

03 mars 2008

Une marraine

Tu m’as vu pour la première fois j’étais à peine née.

Quand j’étais toute petite, tu m’offrais toujours de belles peluches, puis enfant, mes premiers livres. De temps à autre, on allait te voir et c’était toujours après une longue route. Je me souviens, les veilles de nos retrouvailles, j’étais impatiente et le jour-même, je te sautais dans les bras ! On disait que je grandissais comme toi ; solitaire, originale, rebelle et littéraire.

Je t’ai souvent vu ivre, fragile, à pleurer ton existence et ce manque d’enfant. Tu me donnais beaucoup d’amour et moi, je t’admirais. Je t’écrivais des lettres que je qualifiais de « porte-bonheur ». Parce que je ne comprenais pas pourquoi tout allait mal pour toi alors que tout allait bien pour nous.

Quand j’ai grandi, on a continué à s’écrire, à se téléphoner comme de grandes copines, à se dire « je t’aime » en se serrant dans les bras, aidées par un peu d’alcool. Je suis un petit bout de toi. Aujourd’hui, on partage les même livres, la même passion ; tu m’apprends la vie et la littérature. Tu es Ma Reine pour la vie.

Ta Princesse

Posté par Corali à 20:58 - Commentaires [7] - Permalien [#]